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29/06/2005
AH les tarots!!!
Comme beaucoup de personnes , je ne crois absolument pas à l'astrologie, voyance et autres bêtises. Malheureusement, je regarde l'horoscope tous les jours et j'ai découvert un site internet qui permet de tirer toutes sortes de tarots.
Ce qui est marrant, c'est de tirer plusieurs fois les tarots pour la même question jusqu'à obtenir la réponse souhaitée. Parfois, cela ne vient pas et vous essayez, essayez encore, rien n'y fait...Un sentiment de frustration -le pire que je connaisse- vous envahit et vous vous rappelez que : "ah oui , c'est vrai, je n'y crois pas!!"
Donc comme tous les jours j'allais à la rencontre de mon destin, quand un nouveau tarot attira mon attention: Le tarot psychologiqe. Bien sûr, vous vous dîtes: "aie aie aie, faut se méfier!!"...ben , moi un peu naîve (pas tant que ça), et très aventurière, je tente forcement.
Les résultats:
1ère carte : mieux se connaître, quelle forme prend votre timidité ?
Le Bateleur :
Vous n'osez pas entreprendre. Vous avez toujours peur d'être à côté ou de mal faire. Vous voudriez que tout se passe sans votre intervention. Vous vous réfugiez dans un très grand sérieux ou des plaisanteries incessantes. La vie vous inquiète, d'une certaine façon.
2ème carte : un conseil, que faire de votre timidité pour réussir une relation amoureuse ?
Le Diable :
Vous devez oser exprimer vos désirs. Même si cela doit surprendre, et vous la première, ce sont vos désirs qui vous mettront en contact avec votre meilleur partenaire. Sortez du conventionnel, développez votre côté mystérieux et profond.
Je ne m'étais pas questionnée depuis longtemps sur ma timidité qui était autrefois maladive, parce que franchement dans une couple de mois j'ai trente ans alors, je ne voulait pas m'embarrasser plus de cela!! Pourtant en lisant ces tarots...oops!! I did it again!!
Parfois, on se cache la vérité tellement bien que j'en suis abasoudie!! Quel talent de prestidigitateur que de se caher nos propres actes!!
Et puis la vie est inquiètante pour n'importe qui non? Moi qui croyait qu'il suffit d'être là simplement, de faire de son mieux, de briller un peu de temps en temps, pour que tout arrive enfin. Ben non, va falloir que j'agisse! L'angoisse. Bonjour la gourde!!
Quant à la deuxième carte, même si ça prend un certain temps ou un temps certain , attention aux prochaines notes qui pourraient porter une mention spéciale "explicit lyrics"...du moins, si j'arrive à sortir du conventionnel dans lequel je me suis empêtrée!!
Ou alors j'arrête de tirer les tarots...........................hum.................
.......hum.................
......hum..................
...NAN !!!!
A bon entendeur salut !
M.
18:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27/06/2005
Quand les mini-moi s partent en CRISS!
On a beau être philosophe, psychologue, de personnalité évitante, diplomate,observateur, etc..., parfois on craque juste un peu. Morale, raison, tempérance...oui pourtant, parfois, les mini-mes partent en criss (en live, en n'importe quoi, etc...)!!!
Le pétage de câble d'après mini-me Jeanne
(Connu également sous la forme de pétage de plombs)
Cette expression populaire s'est vite répandue , telle une allumette portée à une traînée de poudre, durant les années 90 en France. Nul ne sait , aujourd'hui, qui en est le précurseur, malgré des recherches approfondies de la commission " petit Robert and CO ".
La définition simplifiée est un changement soudain du comportement normal ou primaire d'une personne. Cette dernière devient tout à coup étrangement transformée dans sa façon de voir, de penser et donc de vivre.
Cependant, et c'est là que les experts ne sont pas d'accord, cette attitude extraordinaire très proche de la folie, est-elle chargée en positivité ou, au contraire anéantissante voire avilissante?
Si on reprend l'expression de manière littérale deux explications semblent possibles :
La première pourrait évoquer l'étincelle violente que l'on perçoit lors d'un choc électrique. La personne atteint de ce " pétage de câble " aurait alors la vivacité, sorte d'illumination, la conduisant à exécuter des tâches peu banales mais très guillerettes. Soit, pour résumer, l'individu folâtre innocemment.
La seconde théorie se baserait plutôt sur le résultat final de l'accident électrique. C'est à dire que le chaos provoqué conduit à la panne. Le sujet perd alors également le contact avec la réalité et sombre dans les abysses de son âme.
Il faut donc manipuler avec précaution cette expression moins usitée, il est vrai, de nos jours.
Les secrets de la langue sont tels, qu'ils peuvent donner un tout autre sens à ce que l'on voulait pourtant expliciter. Le mystère du " pétage de câble " sera peut-être un jour résolu par un esprit éclairé. Jusqu'à ce jour, restez prudents.
De mini-me Mélusine
L'amour n'est peut-être tout simplement pas celui que l'on attend ... Moi, il me terrifie, me fige. Les corps salissent l'amour, le rendent bestial. Quel intérêt de se perdre à chaque fois dans des histoires qui se fanent? La solitude est tellement douce. Le bonheur de savoir éveiller des sentiments chez un homme est délicieux. Vous pensez que nous ne contrôlons rien. Au contraire, comme je te l'ai dis déjà maintes fois: on trouve un jour son maître. Susciter, déclencher, répondre au bon moment ce que l'autre veut entendre, qui d'autre qu'une femme en est capable? Nous écoutons et retenons ce que vous dites, ce que le monde dit. C'est peut-être de là que vient notre force. L'écoute, l'intellectualisation de notre écoute nous ont permis de vous faire croire à notre instinct féminin, mais bien souvent nous rend tristes. Comment un homme des cavernes pourra être celui qui retiendra nos désirs, nos mots ? Car, en fait pour comprendre une femme, il suffit de l'écouter, d'être soi-même sans paillette, sans surplus. Mais vous les hommes, vous réagissez de manière beaucoup plus pragmatique. Les hommes dotés d'une grande sensibilité, se sentent alors forcément en porte à faux avec leur côté féminin et leur côté masculin. Car finalement nous le voyons bien ici; n'importe quel homme n'est pas fait pour n'importe quelle femme. Je ne laisserai personne me dominer, et je veux rencontrer celui qui calmera ma peur de l'amour sentimental et physique. Celui pour qui je n'aurai aucune amertume en me disant qu'il ne comprend rien.
Toi, tu es animé d'une sorte de force qui parfois pourrait t'arracher la poitrine. D'un élan difficilement contrôlable d'être aimé et d'aimer. Alors tous se mélange, l'envie du corps, les déclamations, tout est confus, mais tu veux cette personne.
Pourtant ce n'est pas l'individu qui titille ta libido, (car en fait il ne s'agit que de ça), c'est l'apparat, la forteresse, le masque.
L'amour n'est pas flatteries, il est compréhension.
De mini-me mastermarlou
La vie des passions sont-elles vraies? Les passions de la vie sont-elles aptes à nous faire survivre? Que ces carcans invisibles cèdent. Je vois le monde, la ville qui s'agite. Mais pas moi. Tous ces bruits, ces gens pressés, ces odeurs, tout ça n'est pas ma place .Je les sais je le sens dans mon corps et mes pensées les plus profondes. S'agit-il d'un accident? Qu'ai je fait? Me serai-je trompée? Que cette peur d'être différente cède. Je vais devoir oser. Oser rompre avec ces habitudes établies, reconnues. Devenir marginale, moi qui n'ai cessé d'être invisible par ma normalité. Tous ces efforts pour rester au plus près de ce que l'on attend d'un être quasi parfait, je ne les regrette pas. Ils auront prouvé la force que je peux mettre dans l'atteinte de mes idéaux. Je n'accepte plus la routine de cette vie maussade. Je désir du neuf, de l'aventure. Ma vie glisse entre mes doigts. Ne doit-on pas tout tenter avant de devenir aveugle? Aveugles comme tous ceux qui n'ont pu supporter la grandeur de leurs rêves. Ils végètent, font semblants d'être heureux, mais qu'est le bonheur? Chaque étape semble minutée. La pression des étrangers, des patrons, des agressions quotidiennes nous carbonisent .Je ne saurai être un phoenix, je veux être plutôt qu’ espérer renaître.
Comme une poupée trop usée, l'enveloppe se craquelle. Des rayons de lumière naissent de cette source incandescente. La poitrine se soulève et les fissurent semblent céder. Les faisceaux deviennent perçants, éblouissants et le linceul s'illumine. Est-ce une forme humaine qui transparaît de cette clarté? Le coeur est gonflé d'espoir. Je veux être lumière, je veux sentir cette chaleur me frôler, me transpercer, m'envahir, me faire sienne, être mienne. Elle est en moi bouillonnante. Je ne pourrai la contenir plus longtemps. Je dois me réaliser.
De mini-me Matahari
Phénoménal, total, vertical, implacable, royal mon avenir...
Miné, désordonné, figé, mal aimé, déprécié mon présent...
Vengeur, trembleur, amateur, trompeur, porteur mon passé...
Si chacun de nous peut faire des choix. Et si chacun de nous à le droit de faire quelques bons choix. Je ne veux pas que ma main tremble devant eux.
Est-ce donc: faire des choix ou suivre sa destinée? Percevons-nous nos vies futures ou passées?
Qu’elle est la place pour le hasard? Suis-je donc seule maître de ce qui va m'arriver?
Il faut trouver la clé.
Je dessine des contours de serrure chaque jour plus compliqués.
Croire en soi, juste pour une seconde, et nous voilà décontenancés.
Il faut trouver.
Quête mystique par pure poésie ou quête matérielle par pur réalisme, laquelle est vraie?
La solution est pour chacune en moi, en mon esprit.
Il faut...
Mais comme ils disent...
Mystère:- mot dont nous nous servons pour tromper les autres, pour leur faire croire que nous sommes plus profonds qu'eux.
Cioran
L'art d'aimer? C'est savoir joindre à un tempérament de vampire la discrétion d'une anémone.
Cioran
Par un soir paresseux de juin, on ne saurait trouver compagnon plus exquis, qu'un poète à la voix suave n'ayant absolument rien à dire.
Oscar Wilde
Alors, on se tait les mini-mes!!!!!!!merci
09:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25/06/2005
Il était une fois Mélusine...
Le monde ne devrait être que sentiments partagés. Devant les beautés qu'il recèle, juste regarder. Les lumières donnent vie aux architectures. Rivières et verdures frôlent mes pupilles et m'apaisent l'esprit. Le brouillard me rend brouillard. Je rentre dans une attitude contemplatrice. Le monde est beau même dans ses laideurs. L'oeil, mon photographe fétiche, retient le monde. Plus de parole, plus de bruit, mais des images aux couleurs ocres, jaunes, pleines de vie pourront seules m'atteindre. Je suis née pour voir et vous regarder. Laissez planer la sensibilité! Pour me laisser transpercer d'une légèreté bienfaitrice, je veux communier avec le vide. Les pensées insondables et la douceur des songes s'insinuent en moi. Je m'imprègne du délice en suspend de ce moment.
Je veux être un ange, doux et serein. Un ange est asexué, il déclenche l'amour mais ne le fait pas. Que la bonté de mon regard réchauffe le coeur du plus malheureux. Oui, je vous reconnais, vous comprend. Ne dites rien, je vais deviner, alors vous vous croirez unique, mais vous l'êtes, complexes aussi. Mais voyez la douceur de ces yeux qui vous regardent, vous tendent une main qui ne vous touchera pas, mais vous signera le front d'un frôlement pudique. L'intemporel de cette chaleur vous emplira et fera briller une étincelle l'espace d'un instant.
Nul ne pourra me prendre mon indépendance. Je ne veux appartenir à personne. Est-ce qu'il existe un être capable de briser ces ailes? Il faudrait qu'il soit d'une simplicité pure, d'une générosité sans limite. Qu'il sache créer une complicité sans souci, sans remord, sans regret. A deux, nous deviendrions plus forts dans cet amour universel. L'un et l'autre nous progresserions vers le bonheur du quotidien. Que ce dernier devienne chaque jour une fête. Parce que la routine tue, nous serions grâce à un regard, rassurés et heureux, nous continuerions notre tâche d'anges. La vue de l'autre nous donnerait l'envie et le courage de créer. Faut-il croire à ce rêve d'osmose parfaite? Seul un autre ange pourra se lier à moi et moi à lui. Un équilibre paisible, l'amour entre deux anges.... est un espoir impossible. Je continuerai de vous regarder sans promesse. Vous serez en sécurité, car vous saurez que je ne vous retiendrai pas, je ne vous tromperai pas, je vous demanderai rien et surtout pas que vous vous attachiez à moi. Je ne veux rien d'autre que sentir le bonheur éclairer votre visage et vous n'aurez rien d'autre que mon regard bienveillant.
Et puis tout s'écroula...
Pour le pire et pour le meilleur....surtout le meilleur...hum c'est bon le meilleur, je dirai que c'est mon préféré...alors c'est quand mon tour?
16:51 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Encore quelques citations pour que ça rentre bien dans ma petite tête!!!
F RANCESCO A LBERONI
né en 1929
L'amitié | Le choc amoureux
L'amour n'est pas forcément un sentiment réciproque. L'amitié au contraire, me semble-t-il, requiert toujours de la réciprocité. Je ne puis être l'ami de quelqu'un qui n'est pas mon ami.
(L'amitié, Pocket no 4223, p.13)
De mon ami, j'attends qu'il partage l'image que je me fais de moi-même, du moins dans une mesure raisonnable.
(L'amitié, Pocket no 4223, p.14)
L'amour est sublime et misérable, héroïque et stupide. Juste, jamais. Ce n'est pas l'amour qui relève du registre de la justice, c'est l'amitié.
(L'amitié, Pocket no 4223, p.14)
Rien, cependant, n'est plus éloigné de l'amitié que le rapport maître élève. L'ami n'est pas un gourou qui possède la vérité ; sa révélation n'est pas un enseignement. C'est une démarche qui permet de parvenir à la même conclusion en partant de points de vue différents. C'est une convergence dans la vérité.
(L'amitié, Pocket no 4223, p.20)
Les expériences humaines n'ont pas d'existence intrinsèque ; elles n'existent que si elles se renouvellent. Les amis se ré-encontrent et renouvellent leur amitié à chaque fois. Chaque rencontre représente un risque, l'enjeu est de le surmonter. L'amitié est la combinaison des rencontres réussies.
(L'amitié, Pocket no 4223, p.23)
Raconter, c'est penser à haute voix. Un ami est toujours habile à la maïeutique, il suscite en nous une réflexion honnête et objective.
(L'amitié, Pocket no 4223, p.28)
Il en est de l'amitié comme de la pureté ; la moindre flétrissure suffit à en troubler la transparence.
(L'amitié, Pocket no 4223, p.29)
L'amitié est la forme éthique de l'éros.
(L'amitié, Pocket no 4223, p.31)
L'amitié est la forme spécifique de l'amour qui a pour objet un être que l'on apprécie et qui, d'un point de vue éthique, se conduit correctement.
(L'amitié, Pocket no 4223, p.37)
Avoir de l'amitié pour quelqu'un, c'est reconnaître en lui une qualité, une vertu, tout à fait évidentes mais que les autres n'apprécient pas, par indifférence ou par hostilité.
(L'amitié, Pocket no 4223, p.37)
Un ami est celui qui me rend justice au sens profond et fondamental du terme.
(L'amitié, Pocket no 4223, p.37)
[...] la bienveillance est, par excellence, la vertu d'un ami. Seul, il connaît notre véritable personnalité et nous aide à la conquérir.
(L'amitié, Pocket no 4223, p.37)
Un ami est celui qui vous ouvre si vous avez frappé, qui vous donne si vous demandez, sans tenir la comptabilité de ses dons.
(L'amitié, Pocket no 4223, p.52)
Les amis ne sont pas des égaux qui ont un comportement réciproque égalitaire comme des moines. Ce sont des égaux qui ont un comportement réciproque personnalisé.
(L'amitié, Pocket no 4223, p.74)
L'Église catholique dont les prêtres sont instruits dans les séminaires s'est toujours méfiée de l'amitié. Non pas, comme on pourrait le croire, par crainte de l'homosexualité mais parce que les amis sont moins soumis à l'autorité.
(L'amitié, Pocket no 4223, p.79)
Un ami est toujours un extra-terrestre qui nous permet de dévier de notre parcours quotidien à la découverte d'un ailleurs inaccessible. Être l'ami de quelqu'un signifie qu'on le comprend au-delà des apparences. Il nous rend justice en toute occasion. Il nous aide à aller, au risque de se perdre, où notre destin nous appelle.
(L'amitié, Pocket no 4223, p.88)
[L'ami] est un complice qui nous aide à nous emparer du monde.
(L'amitié, Pocket no 4223, p.91)
L'amitié est une île d'éthique dans un monde sans morale où tous sont en guerre contre tous.
(L'amitié, Pocket no 4223, p.95)
Un ami est toujours un personnage à deux faces. D'un côté, il nous renvoie notre image, de l'autre il appartient à cette société qui nous est inconnue.
(L'amitié, Pocket no 4223, p.96)
La recherche de l'identité est un voyage initiatique. Celui qui poursuit cette quête doit se perdre pour se retrouver, mourir pour renaître, descendre aux enfers pour revenir à la lumière. Ce voyage ne peut être accompli en groupe. C'est une aventure éminemment individuelle.
(L'amitié, Pocket no 4223, p.97)
On n'apprend pas l'amour. Il existe. On n'apprend pas davantage l'amitié.
(L'amitié, Pocket no 4223, p.103)
Les prétendus amour-passion, "coup de foudre" ou "toquade" ne sont souvent que des relations érotiques agrémentées d'un peu de romantisme.
(L'amitié, Pocket no 4223, p.104)
Le désir d'amitié est donc précisément un désir d'être compris, sollicité, apprécié pour nous-même.
(L'amitié, Pocket no 4223, p.132)
Connaître notre essence, c'est savoir quelles sont nos fins ultimes, nos réels objets d'amour.
(L'amitié, Pocket no 4223, p.152)
L'essentiel, quand on tombe amoureux, est de voir surgir une force terrible qui tend à unir nos deux êtres, à rendre chacun de nous deux irremplaçable, unique pour l'autre. L'autre, l'être aimé, devient celui qui ne peut être que lui, l'absolument unique.
(Le choc amoureux, Pocket no 4081, p.19)
Personne ne tombe amoureux s'il est, même partiellement, satisfait de ce qu'il a et de ce qu'il est. L'amour naît d'une surcharge dépressive qui se caractérise par l'impossibilité de trouver dans l'existence quotidienne quelque chose qui vaille la peine.
(Le choc amoureux, Pocket no 4081, p.79)
Face à l'événement qui n'aurait pas dû se produire, la société réagit toujours en essayant de nier son existence, de faire comme s'il n'avait jamais existé.
(Le choc amoureux, Pocket no 4081, p.94)
L'amour naissant, comme tout état naissant, est une exploration du possible à partir de l'impossible, une tentative de l'imaginaire pour s'imposer à l'existant. Plus la tâche est grande, plus long est le voyage, moins probable est l'arrivée. Son histoire se réduit alors à l'histoire de ce voyage et de ses mésaventures, des luttes soutenues, sans qu'il y ait jamais une rive où aborder, un port où festoyer.
(Le choc amoureux, Pocket no 4081, p.111)
En réalité, dans la vie, l'amour comme toutes les transformations radicales, ne peut apparaître que quelque fois ou même jamais.
(Le choc amoureux, Pocket no 4081, p.124)
16:47 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24/06/2005
Extraits
Passage de Jeanette Winterson dans "Gut symmetries"
p.11
“This is the difficulty. Now that physics is proving the intelligence of the universe what are we to do about the stupidity of humankind? I include myself. I know that the earth is not flat but my feet are. I know that space is curved but my brain has been by habit to grow in a straight line. What I call light is my own blend of darkness. What I call a view is my hand-painted trompe l’oeil. I run after knowledge like a ferret down a ferret hole. My limitations, I call the boundaries of what can be known. I interpret the world by confusing other people’s psychology with my own. I say I am open-minded but what I think is.”
Jeanette Winterson dans "Oranges are not the only fruits" :
p.156
“People do go back, but they don’t survive, because two realities are clailong them at the same time. Such things are too much. You can salt your heart, or kill your heart, or you can choose between the two realities. There is much pain here. Some people think you can have your cake and eat it. The cake goes mouldy and they choke on what’s left. Going back after a long time will make you mad, because the people you left behind do not like to think that you changed, will treat you as they always did, accuse you of being indifferent, when you are only different.”.
C'étaient les pensées du jour...
16:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Lâcher-Prise
OK, lâcher prise n'est pas toujours chose facile. Par expérience, je suis en grande partie d'accord avec cet état de fait. Pourtant, j'aime bien les challenges, alors j'ai longtemps cherché à y arriver...
Si vous voulez essayer de vous laisser guider, peut-être que je n'aurai pas cherché en vain.
Choisissez une situation dans laquelle ou vis à vis de laquelle vous aimeriez lâcher prise.
A) Quelles sont, pour vous, au moins 3 raisons de lâcher prise dans la situation choisie précédemment ou vis-à-vis de cette situation ?
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B) Quelles sont 3 raisons pour lesquelles vous ne l’avez pas déjà fait ?
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C) Quelles sont, pour vous, au moins 3 répercussions positives que ce lâcher prise vous apportera ?
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D) Qui êtes-vous si vous vous imaginez être en « lâcher prise » dans la situation choisie ou vis-à-vis de cette situation ?
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Comment êtes-vous quand vous êtes qui vous êtes ? Que ressentez-vous ? Comment parlez-vous ? Comment agissez-vous ? Comment « qui vous êtes » est en accord avec vos valeurs ?
E) Quelles sont les réactions que vous avez par rapport à votre entourage quand vous êtes en lâcher prise ?
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F) Racontez un scénario ou faites une métaphore en utilisant les éléments précédents.
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E) En quoi cette métaphore ou cette histoire va vous permettre d’être plus efficaces, performants ou mieux « vous-mêmes » pour le reste de votre vie ?
xxx
M.
16:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23/06/2005
Cupidon joue avec Mélusine ...fin
La voilà face à la jolie petite créature qui l’accueille, comme à son habitude avec le plus beaux des sourires. Mélusine est gênée car son dégradé rougeoyant vient d’apparaître à son visage. Elle ne comprend pas pourquoi tous ses membres sont endoloris et le cerveau bouillonnant. Après plusieurs bégayements, elle dit : « Petite créature est-ce vrai que tu ne peux aimer que les elfes ? » « Oui, c’est exact mon amie, tout comme mes aïeux depuis que le monde magique existe. » répliqua la créature de sa voix suave. « Je dois t’avouer que moi je t’aime plus que jamais j’ai aimé. Et pour te dire la vérité, je n’ai d’ailleurs jamais aimé quiconque à part toi. », expira Mélusine hypnotisée par les yeux flamboyants de la créature. « Je suis désolée gentille petite fée et, en même temps, vraiment flattée. Tu es une très chère amie avec qui j’adore rigoler. J’espère que nous pourrons conserver la belle relation que nous avons débuté. » A ces mots, la fée ne peut qu’acquiescer, mais une douleur étrange est en train de se propager jusqu’aux bouts de ses pieds. Mélusine veut s’en aller et la créature, avant de la laisser partir, lui rappelle qu’elle sera là si elle veut lui parler.
C’est un tonnerre effroyable qui se déchaîne dans le cœur de la fée. Tout est gris et sent mauvais. Si elle pouvait voir une plaie, elle pourrait peut-être la panser, mais c’est comme si elle saignait de tous côtés. A chaque minute, des bris de cristal brisent ses oreilles d’un bruit assourdissant. Mélusine ne veut plus sourire, elle ne veut que pleurer. Ses ailes se ternissent et il lui ait impossible de boire ou de manger. Elle se recroqueville sur sa douleur et s’enferme chez elle pour ne plus y bouger. « Que ça fait mal d’aimer un être qui ne peut vous aimer ! Je déteste l’amour. Je savais que j’avais raison de le défier. Il ne vaut pas mieux que les peines. Ca ne devrait même pas exister. Une telle douleur est insupportable, j’aimerai tout oublier. » sanglote-t-elle sur son oreiller tout mouillé. Plusieurs jours durant, elle reste ici à soupirer et lutter contre la douleur qui ne veut plus la laisser. Elle ne dort plus de peur de voir la créature dans ses rêves et au matin de retrouver la réalité : jamais elle ne pourra l’aimer. Le petite fée est très affaiblie et ses yeux sont cernés. Ses amis ne la voyant pas leur rendre visite comme à l’accoutumé commencent vraiment à s’inquiéter. Mais où donc est passée la petite fée ? C’est tout d’abord au lutin Gugusse de s’alarmer. Il va voir Mélusine et la trouve tremblante de douleur. Elle dit des choses horribles sur l’amour, des choses pas du tout vraies. Pourtant, son aventure semble tellement injuste qu’il ne peut la juger. Le lutin est le roi de la bonne humeur incarnée alors forcement, pendant un temps, il est déstabilisé. La fée qu’il a toujours connue sautillant en souriant sous des regards intéressés semble avoir quitté le corps abîmé qu’il est en train de regarder. « Cela ne va durer ! Je sais moi que le temps soigne beaucoup. Et ce qu’il te faut, c’est faire la fête avant tout. J’ai apporté avec moi du nectar de la fleur spéciale et on va le boire d’un coup !! » s’exclame le Gugusse. « Si !! c’est vrai amuse toi, tu est vivante ce n’est que ton cœur qui est touché. ». « Donne moi du nectar, je vais le boire pour oublier. » répond enfin Mélusine. Après avoir tout avalé, elle s’endort écoeurée. Le réveil est pénible est la douleur n’a fait que redoubler.
Vient ensuite la nymphe des rochers. Elles sont de grandes amies, nul doute qu’elle va pouvoir l’aider. L’état de la fée est inquiétant, il faut agir sans plus tarder. Elle s’assoie près de Mélusine qui s’est cachée dans un coin de la pièce et dit : « Gentille petite fée, j’ai une chose à te dire et je te promets que c’est la vérité. Je voudrais que tu m’écoutes avec une grande attention. Si le soleil est trop prêt de toi, tu as chaud mais il peut te brûler. Si le soleil s’éloigne peut-être auras-tu un peu plus froid, jusqu’au frisson parfois, mais tu seras toujours éclairer par sa lumière. » Et déposant un baiser sur le front de la fée, la nymphe se retire laissant quelques notes de musique traîner derrière elle. Les jours passent…Gugusse repasse. « Vient Mélu, ce soir, c’est gros party ! » s’époumone-t-il les yeux déjà rougis par le nectar ingéré. Mélusine finit par céder et sort de chez elle pour aller danser mais tout ceci est forcé. Les jours passent…l’état de la fée est loin d’être régulé. La nymphe, Gugusse et Nenuf se réunissent et décident d’aller voir le grand Mage pour en terminer. Les jours passent…Mélusine étant inconsolable, le Mage devra se déplacer.
Parfois, pourtant, à certaines heures de la journée, la fée commence à pouvoir respirer. Elle mange quelques miettes de pollen mais ne fait encore que picorer. Alors qu’elle se croit débarrassée, la douleur revient de plus belle et les idées se noircissent. Dès qu’elle pense à la créature, sa poitrine est déchirée.
Le grand Mage consent à voir la petite fée. Lui aussi est un ami de longue date et il sait que le temps est arrivé d’aller lui parler. De sa voix profonde et de toute sa hauteur, il s’adresse attendri à la fée blessée : « Mélusine, c’est une promesse que je te fais, un jour tout va mieux aller. Il faudra encore quelques semaines ou peut-être des mois, mais tu vas y arriver. Est-ce que tu comprends ce qui se passe ? » « Oui je suis folle d’amour et c’est pas ce que je voulais. Je déteste aimer. Plus jamais non plus jamais, je me laisserai aller à aimer !!! » bougonne violement celle qui fut une si belle fée. Le grand Mage reprend sans se démonter : « Alors c’est que tu n’as pas encore compris ce qui t’es arrivé ! Vois-tu petite fée, l’amour est un sentiment avec lequel il ne faut pas jouer. Comprends-tu les pleurs de ceux avec qui tu t’es amusée ? » « Oh oui et je leur demande de m’en excuser ! Si j’avais su, jamais je ne l’aurai fait ! » se lamente Mélusine. « Et bien c’est un bon début, mais ce n’est pas tout. Laisse moi t’expliquer la suite. » Le Mage qui est immensément grand et bon, installe la fée dans le creux de sa main. Elle est devenue vraiment menue et fragilisée. Tendrement, il reprend : « L’amour est un sentiment extraordinaire. Sa puissance peut-être ravageuse comme merveilleuse. Tu as été suffisamment apaisée pour pouvoir en être touchée. Ceci veut dire, chère enfant, que tu as appris à être moins méfiante et beaucoup plus confiante. Je t’en félicite, c’est un grand progrès. Tu peux être fière de toi à ce sujet. » « Oui c’est vrai », admet la fée. « A présent, je sais que tu as mal, mais en es-tu morte pour autant ? » « Non, j’espère que cela ne va pas arriver ! » se choque Mélusine. « Non, tu vois tu es forte, encore plus qu’avant » répond le Mage. « Je m’en fiche d’être forte, je suis une fée et des pouvoirs m’ont été donnés. » l’espièglerie de la fée commencerait-elle à se réveiller ? « Mélusine, que disais-tu, tout à l’heure, sur le fait de jouer avec les sentiments des autres ? » dit le Mage. « Hum, ah oui, je sais que je ne vais plus oublier », affirme –t-elle.
Le Mage parle encore plus profondément : « Donc tu es confiante, forte et tu vas dépasser cette épreuve qu’il était temps que tu vives. Tu viens de connaître les plaisirs de la vie d’une fée mature, le pouvoir d’aimer et de se laisser aimer. Avec le chagrin d’amour que tu vis, tu découvres la faiblesse physique et la peine. Toutefois, tu as gagné une part d’esprit et le sens du jugement dans le respect de l’amour de chacun. Je crois que se sont refermées définitivement les portes de l’enfance et de l’immaturité. » Mélusine semble paniquée : « Hey ! Non ! Je veux encore rire, chanter, sauter, virevolter et garder mon âme d’enfant ! ». « Oh mais tu vas les garder ! Ils vont même être exacerbés, mais tu le vivras avec honnêteté. Ce qui est une belle chose que tu viens de gagner. » Mélusine réfléchit et sent bien qu’au fond d’elle, quelque chose s’est transformé. Elle n’est plus une gentille petite fée, mais une femme fée.
Elle reprend : « Mais comment je fais avec la jolie petite créature ? Ne la reverrai-je donc jamais ? » Le Mage répond : « Va la voir et commence à discuter des saisons ou des bleuets…Petit à petit, tu sauras retrouver votre complicité sans que tu n’en sois troublée. Je te quitte, reste encore un peu tranquille, mais tu sais que nous avons tous besoin de notre fée. Dés que tu seras prête, vient profiter de tes nouveaux dons qui viennent d’éclore. » et le Mage disparaît.
Mélusine se remet peu à peu, et décide d’aller voir la jolie petite créature. Cette dernière est contente de la voir et l’invite tout de suite à s’installer à côté d’elle dans le pré. La fée est un peu crispée, mais arrive à parler. La petite créature comprend et ne veut pas la brusquer. …….
Comment l’histoire se termina ? A votre avis ? Mélusine a de la ressource à tout va. Un jour elle trouvera quelqu’un à aimer et qui l’aimera.
Morale de cette histoire : Ostie que ça fait mal !!! Mais au moins on sait qu’on est en vie.
Deuxième morale de cette histoire : Sans les amis, c’était mal parti !!!
Mais chacun voit midi à sa porte…alors….trouver la votre.
00:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22/06/2005
Cupidon joue avec Mélusine 4
Mélusine se lève donc après une nuit agitée. « Ben maintenant, je crois que je vais y aller !! J’ai tout mon amour à exprimer !! ». L’épanouissement de son visage était complet. Jamais Nenuf n’avait vu combien la petite fée pouvait rayonner. Une petite rafle de vent effleure la main de Nenuf saluant son amie qui s’est envolée. Mélusine vole avec grâce et rapidité. Un looping par ci, un looping par là, elle file entre les branches et les troncs de la forêt avec gaîté. La fée sent battre son cœur et sent le sang gonflé ses veines. L’air qu’elle respire rappelle mille fleurs. Elle éclate parfois de rire. Ce n’est pas surprenant pour Mélusine qui se sert de son humour et de son sourire pour séduire. Mais ces rires là, en plein dans sa course folle, résonnent intensément comme ils s’enfuyaient du tréfonds de son corps. Alors qu’elle effectuait un virage serré, une petite pierre vient la heurter.
Elle s’arrête pour voir d’où elle provenait. Oh non, c’est Boby le gnome ! « Il faut bien un être gnome pour s’appeler Boby !! »avait souvent pensé Mélusine. « Qu’as-tu donc écervelée tête de fée à toutes ailes déployées ?? On t’as-tu pas appris le sens des priorités !! Tu vas trop vite dans mon quartier !! ». « De quoi parles-tu vilain Gnome ? Si je n’étais pas si gaie, je viendrais te donner une bonne leçon !! » répliquant la voix taquine de la fée. « ça s’peux-tu que tu sois vraiment enjouée ? Qu’est- ce qui peut bien se passer ? » niaisa Boby. « Sais-tu que je suis amoureuse ? Oui, amoureuse de la plus belle des petites créatures du champ des bleuets ! » chanta Mélusine. Le gnome se mis à rire, mais à rire tellement qu’il s’en roulait à terre. Au début la fée riait aussi, mais commença à se demander ce que le gnome avait. « Ok, gnome fou, ça suffit maintenant !!! » Mais, le Gnome redoubla ses gloussements. Alors qu’il commençait à pouvoir de nouveau respirer, Boby essaya de parler. Ce n’est qu’après de nombreuses minutes de ses simagrées qu’enfin il articula : « Pauvre imbécile que tu fais !! Une créatures du champ des bleuets ! Ah, vraiment que tu es la plus niaise des fées ! Tu sais-tu pas que toute son espèce est touchée par une malédiction depuis des milliers d’années. Elle ne peuvent prendre que des elfes pour bien-aimés !! Alors tu comprends que t’entendre dire que tu es amoureuse de l’une d’entre elles et t’en vanter !!Avoues que j’ai de quoi t’embêter ! ».
Mélusine est pétrifiée. Elle tente de bien comprendre les mots du vilain gnome. « Dis-tu que la créature ne pourra jamais m’aimer ? », demande-t-elle. « Mais vas-y quand même lui demander ! » secouant la tête, et haussant les épaules le gnome s’en alla. Mélusine ne croyait pas ce que le gnome venait de dire. Enfin… Non ! Elle ne croyait pas ce que le gnome disait. Pourtant… Peut-être disait-il vrai, car jamais elle n’avait entendu d’histoire d’amour entre une créature du champ des bleuets et une fée. Voilà que son estomac se remettait à se serrer, et les mouvements de ses ailes n’étaient plus coordonnés. Elle respira un grand coup et décida finalement qu’il était plus sage de rentrer chez elle. En passant près de son châtaigner, elle aperçut au loin la créature adorée. Elle s’arrêta sur une feuille et commença à l’observer. Elle resta là des heures et quand elle vu le soleil se coucher, elle ne pouvait pas croire qu’elle y avait passé la journée.
Ce n’était donc pas aujourd’hui que Mélusine irait lui parler. Elle passa la nuit à peser le pour et le contre de ce que le gnome lui avait révélé. Si la créature ne pouvait l’aimer, pourquoi irait-elle dévoiler ses sentiments ? Puis, comment savoir si c’est pas vrai ? Autant se dire que c’est pas vrai et aller lui parler. Ces phrases, la fée les avait ressassé toute la nuit, mais l’aube pointe et il va bien falloir qu’elle prenne une décision. En effet, elle se sent en fait un peu malade et elle sait que cela ne peut pas durer. Elle tourne en boucle dans son salon. « OUI, non, OUI, non ..Oui, j’y vais ! Je vais trouver la créature du champs des bleuets ! ». Elle s’envole telle une fusée.
19:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21/06/2005
Cupidon joue avec Mélusine 3
« NENUF !! » s’écrie la petite fée en se redressant brusquement. « Et bien mais qu’y a-t-il ? Ne cries pas de la sorte tu m’as presque blessée ! » gronde Nenuf. « C’est catastrohifique, horrifiannique !!!La petite créature est revenue dans mon rêve ! » s’agite Mélusine. Des dégradés de rouge apparaissent de plus belles à ses pommettes. « Ecoute Mélusine, la nuit est tombée, mettons nous près du feu, je vais nous préparer un thé et tu vas tout me raconter ». « Je ne pourrai rien avaler, mais je veux bien te parler » dit la fée. « Voilà, je me promenais comme à mon habitude parmi les paysages colorés du monde des rêves des fées. Quand je vois arriver sur un chemin pourpre la jolie créature. Tu penses bien que je m’en étonne, il n’y a jamais personne dans le monde des couleurs. Nous nous rejoignons et commençons à discuter. Puis nous rions, ce qui n’est pas déplacé. Et là, je ne sais pas pourquoi, mais devant ses yeux si profonds, je me suis penchée et…..je l’ai embrassée. » La voix de la fée est à peine audible. Pourtant les yeux émerveillés, elle continue de conter : « Ses lèvres avaient le goût des framboises chauffées au soleil et la douceur d’un duvet qui te chatouille le nez. Les mots que le leprechaun Verlaine chantonne à chaque nouvelle journée de sa voix ronde et pleine, résonnaient dans ma tête : « Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant, d’une femme inconnue et que j’aime et qui m’aime, et qui chaque fois, ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend. ». Et puis, devant tant de sensations étranges parcourant mon corps je me suis réveillée croyant étouffer. Tu vois que je suis possédée ! ».
Nenuf fronce les sourcils l’air pensif. Elle se gratte tour à tour le menton et le front. « Je crois que les signes sont là, il n’y a plus de doute possible, regarde tes ailes scintillent d’une autre couleur. Ce n’est pas de magie dont il s’agit. Mélusine tu es amoureuse de la jolie petite créature. » « Non mais non ! » s’offusque la fée « C’est impossible ! » «Ecoute…. dit Nenuf, crois-tu que ce sont des tamtams que tu entends au loin ? Ce sont pourtant bien les battements de ton cœur enflammé ! ». « Mais que vais-je devenir ? Les amoureux deviennent fous, c’est ce que j’ai toujours vu. Et pourtant, une chaleur étrange me nourrit. Et plus les minutes passent et plus j’ai envie de voir la jolie créature. Je suis à la fois sonnée et transportée. » Le fée se relève et se met à danser. Mélusine se rassoie et s’approche de l’oreille de Nenuf pour chuchoter : « Que dois-je faire à présent ? ». Son amie la regarde avec des yeux bienveillants et répond : « Tu vas aller la trouver et dévoiler tes sentiments. ». « Crois-tu ? » interroge Mélusine en penchant la tête d’un air dubitatif. « Et bien, c’est dans l’ordre des choses. C’est comme cela que l’on fait. » avance la guide des fées. Elle ajoute : « Rendors toi et ne sois pas effrayée par tes rêves, ils sont tels qu’ils sont et méritent que tu les accueillent. Demain, tu iras la trouver et le dé du destin sera lancé. »
16:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20/06/2005
Cupidon joue avec Mélusine 2
Cupidon a fait son œuvre et d’un clin d’œil aux cieux se retire bien satisfait. Mélusine titube, comme droguée. Ses membres sont à la fois engourdis et légers. « J’ai du boire un peu trop le nectar de la fleur spéciale ! » pense-t-elle et décide d’aller se reposer à l’ombre d’une feuille de son cher châtaigner.
Elle s’endort dans un état de torpeur enveloppant. Alors que les rêves de la fée visitent toujours des endroits merveilleux du pays des couleurs magiques, son sommeil est perturbé par l’arrivée de la petite créature avec qui elle rie tant. Surprise par cette présence inopinée, elle s’éveille en s’étirant. Elle secoue la tête comme pour mieux laisser s’évanouir les dernières images de son imagination et recoller à la réalité. La petite fée cligne des yeux et émet un large bâillement. Comme tous les jours, elle s’apprête à embrasser du regard la vue du monde, si belle vue du haut de son arbre. « Décidemment ! » Elle cligne de nouveau les yeux, secoue plus fortement sa tête faisant apparaître des étincelles. « Non, mais qu’est ce que c’est que ça maintenant ? » Rien n’y fait, elle a l’image de la petite créature gravée à sa vision. Elle s’assoie pour mieux réfléchir. Ce visage est si clair, et si mignon, voilà qu’elle tremble à présent en contemplant ce souvenir visuel qui ne veut pas s’évanouir. Peu à peu, sournoisement, son estomac se noue de plus en plus fort. « Je suis possédée ! Une mauvaise sorcière a encore voulu me jouer un méchant sort ! ». Un peu chancelante, elle se remet debout et s’envole pour aller voir son amie de la forêt qui la guide dans son travail de fée. La route est dangereuse, la forêt et si dense et sa vision toujours en proie aux hallucinations.
Mélusine arrive un peu affolée chez Nenuf son guide et meilleure amie. « Et bien que t’arrives-tu ? Tu sembles désorientée ? Rien de grave, j’ose espérer ! » Nenuf, n’a jamais vu la petite fée avec des yeux si grands ouverts et paniqués. « Je suis possédée ! Je pense que l’on m’a droguée ! Mon estomac me tiraille, je suis étourdie et j’ai des visions ! ». Nenuf réfléchit. «As-tu bu un de ces nectars floraux qui font rire ? ». « Non » jure Mélusine, « Enfin seulement quelques gorgées… ». Nenuf sourit : « Et bien pourquoi t’en fais-tu alors, tu en connais les effets ! ». La petite fée se tortille sur place, l’air bien gêné. « Et bien parle enfin Mél, tu sais bien que tu peux tout me dire ». « C’est que je n’ai pas plusieurs images hallucinogènes, mais une seule…c’est….c’est… ». « Et bien qu’est-ce donc ? » s’inquiète Nenuf. « C’est le visage de la jolie petite créature dont je t’ai déjà parlé. » A ces mots Mélusine se met à rougir. Avez-vous déjà vu un arc-en-ciel de différentes teintes de rouges ? C’est ainsi que les fées rougissent. Les couleurs en sont si intenses que la petite fée cache vite son visage entre ses mains. Nenuf réfléchit encore. « Hum, peut-être devrais-tu aller encore te reposer, le nectar était sans aucun doute frelaté. »
Nenuf offre deux belles feuilles de sauge comme couche à son amie la fée. « Dors sans inquiétude, ces plantes vont te guérir bien vite. Je vieille sur toi. Ferme les yeux, il est l’heure pour toi de te calmer. Glisse dans le sommeil petite fée, le monde merveilleux des couleurs t’attend et va te ressourcer…dors….dors.. » Nenuf couvre Mélusine qui vient de s’endormir. Elle regarde la fée dont le visage est enfin détendu et le souffle devenu plus lourd et pense : « Il y a effectivement quelque chose de changer…je me demande ce que cela peut-être… ». Pendant que la fée dort, Nenuf recherche les sortilèges éventuels qui auraient pu lui être jetés. Elle évoque les esprits de la forêt pour qu’ils la purifient, lui verse des gouttes de rosée de roses sauvages. Tout y passe, s’il s’agit de magie, la fée devrait être désenvoûtée, s’il s’agit d’une potion ou d’un mauvais nectar, elle devrait être désintoxiquée. Attendons qu’elle se réveille.
22:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


