13/07/2005
Histoires en vrac
Le paradoxe de Zénon
A l'époque D'Aristote, vivait dans un grenier d'Athènes un rat particulièrement érudit, expert en calculs compliqués, démonstrations subtiles et profondes spéculations philosophiques. Nul ne le surpassait en éloquence et en agilité d'esprit. Avec lui, on n'avait jamais le dernier mot. Ses connaissances paraissaient illimitées. Bref, il passait pour un sage.
Une nuit un chat errant traversa son grenier. Au lieu de grelotter de peur et de détaler sur-le-champ à la cachette d'une cachette sûre, le rat se dressa tranquillement face au chat et le toisa d'un air entendu et quelque peu hautain.
-Es-tu donc stupide? S'étonna le chat, ne sais-tu pas qu'il me suffirait d'un seul coup de griffe pour mettre fin à ta misérable existence?
-Impossible affirma le rat dur un ton péremptoire.
-Et pourquoi donc? Explique moi cette merveille
-Certainement pontifia le rongeur. Ecoute moi bien attentivement. Pour m'atteindre, ta patte griffue doit nécessairement aller du point A au point B. Mais elle doit d'abord passer par le point C Qui marque la moitié de cette distance. Seulement pour aller du point A au point C, elle doit parvenir au point D, qui est à mi-chemin./ Et ainsi de suite, à l'infini, puisque chaque section est divisible par deux. Ca ne s'arrête jamais. Donc , très logiquement, tes griffes ne peuvent en aucun cas franchir la distance qui nous sépare. C'est évident: comment pourrais-tu provoquer notre réunion?
Le chat aussitôt assena un coup de patte rapide comme la foudre et embrocha le rat.
-Comment est-ce possible? Balbutia le rongeur moribond. -C'est que , mon cher, nous étions déjà réunis avant même que tu ne pousses ton premier couinement.
De ?
Une histoire vraie?
Elle vient de mon arrière grand-mère espagnole, tu sais le sage. C'est d'elle dont je tiens également l’histoire du "petit coucou pelé", histoire qui vous sera peut-être un jour révélée…
Le titre : Si les choses vont mal c’est que l’on est un enfant du dessous du lit..
Et bien oui, un jour Dieu décida d'aller voir un peu comment allait Eve. Celle-ci fut prise de panique parce qu'elle avait plein d'enfants, donc avait croqué le fruit défendu un peu trop souvent. Comme elle ne savait pas comment Dieu allait réagir, elle cacha le maximum d'enfants qu'elle pu sous le lit.
Dieu arriva et devant la candeur de ces quelques petits êtres humains, tout blonds, dodus, bronzés, il fut ému. Il leur donna tout ce qu'ils voulurent, des cadeaux la beauté, l'argent; la santé, etc.
Voilà pourquoi, aujourd'hui sur terre, il y a toujours des gens qui ont tout d'un côté et ceux qui n'ont rien de l'autre; les enfants de dessous du lit.
M.
Fuck le bonheur
"Un nouveau stupéfiant envahit les sociétés occidentales: le culte du bonheur. Soyez heureux ! Terrible commandement auquel il est d'autant plus difficile de se soustraire qu'il prétend faire notre bien. Comment savoir si l'on est heureux? Et que répondre à ceux qui avouent piteusement: je n'y arrive pas ? Faut-il les renvoyer à ces thérapies du bien-être, tels le bouddhisme, le consumérisme et autres techniques de la félicité? Qu'en est-il de notre rapport à la douleur dans un monde où le sexe et la santé sont devenus nos despotes?
J'appelle devoir de bonheur cette idéologie qui pousse à tout évaluer sous l'angle du plaisir et du désagrément, cette assignation à l'euphorie qui rejette dans l'opprobre ou le malaise ceux qui ne s'y souscrivent pas. Perversion de la plus belle idée qui soit: la possibilité accordée à chacun de maîtriser son destin et d'améliorer son existence. ...."
de ?
Farfadets
L’histoire que je vais vous conter est celle d'Alexandre Berbiguier de Terre Neuve du Thym,citoyen de Paris au 19eme siècle qui fut conduit aux bûchers de l'Inquisition. Il était harcelé par les "farfadets" et n'avait rien trouvé de mieux que de les enfermer dans des bouteilles. La recette était très simple et c'est lui qui te l'explique: " Lorsque je les sens, pendant la nuit, marcher et sauter sur mes couvertures, je les désorientent en leur jetant du tabac dans les yeux; ils ne savent alors où ils sont. Ils tombent comme des mouches sur ma couverture. Le lendemain matin, je ramasse bien soigneusement ce tabac avec une carte et je les vides dans mes bouteilles où je mets du vinaigre et de poivre. Je cachette la bouteille avec de la cire d'Espagne..." Pauvres farfadets .........
Maintenant, ce que l'on sait moins, c'est que cette individu est mon arrière grand oncle. M. Berbiguier voulait faire don de sa collection de bouteilles remplies de farfadets à la première fille de la famille naît un 14 août. Bon, il était peu probable que cela arrive, mais il faut croire que ce vieil homme n'était pas qu'atteint de folie douce , mais possédait aussi un don de voyance. J'en ai donc hérité.
Je me fait un devoir aujourd'hui de distribuer ces petites bouteilles à mes ami(e)s. Pourquoi? C'est à double tranchant quand on connaît un peu les farfadets.
En effet, ces derniers étaient appelés incubes ou encore succubes quand ils importunaient les hommes. Même si je sais qu'ils peuvent être farceurs, les bouteilles que j’envoie et donc leurs farfadets respectifs seront gentils. Ils ne font rien de mal, sinon qu'ils veulent par tous les moyens, satisfaire leurs envies. Comme bien souvent bloqués par les conventions sociales nous ne le pouvons pas, je laisse le soin à mes petits amis de le faire pour nous.
M.
Pour elle
« Elle a su déchirer l’écorce qui enveloppait ce cœur orgueilleux toujours prompt à se replier sur ses frontières, mais si pareil au sien par le refus d’abandonner la sauvagerie de l’enfance. Elle a su la contraindre en lui offrant le don de l’amitié la plus haute à faire remonter des grands fonds vers la lumière tout ce que sa nature défiante avait confiné et laisser dépérir. »
L-R des Forêts
22:40 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note



Commentaires
Au bout de la patience, il y a le ciel
Spécial pour Mélusine
Ecrit par : burn between tree and river | 16/07/2005
Le ciel des anges...
Ecrit par : mélusine | 16/07/2005
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